La gare



La construction d'une ligne de chemin de fer est la principale préoccupation du conseil municipal dans le courant des années 1860.
Après un premier projet datant de 1838 et abandonné en 1839, un nouveau projet de ligne Paris-Dieppe apparaît en 1857.
En septembre 1860, le conseil municipal donne un avis favorable au tracé de la ligne par la vallée de la Viosne et l'installation d'une station au "fond de Boubiers".

En juin 1862, il vote la somme de 6 000 F pour la construction de la gare. En mars 1863 il est favorable au tracé par les vallées de la Viosne et de la Troësne mais demande que des mesures soient prises pour assurer l'alimentation de la mare communale, l'écoulement des eaux en hiver, la création d'un passage à niveau au Vivray et le maintien de la gare au point d'accès le plus facile.

En 1864, le projet semble abandonné ; le 10 avril, le conseil municipal adresse une réclamation au ministre des travaux publics pour obliger la compagnie à commencer les travaux ou à abandonner le projet.
Les travaux commencent en 1865, année où ils auraient dû être achevés.
Les années suivantes, le conseil municipal demande la construction de la gare, un meilleur aménagement pour les ponts de Boubiers et de Chaumont ainsi que pour le passage à niveau du Vivray.
Les tranchées, remblais et ponts sont prévus pour une ligne à deux voies, pourtant c'est une voie unique qui est inaugurée le 8 octobre 1868.
Il faudra attendre 1910 pour la construction de la seconde voie.

Pendant la durée des travaux, les terrassiers s'installent avec leurs familles au Vivray, à Launay, ce qui fait croître la population de 559 habitants en 1861, à 678 en 1866.
En 1868, on enregistre un décès sur le chantier au lieu-dit le " Bois-Bouillon ". Les travaux terminés, la plupart des ouvriers quittent la commune pour continuer le chantier au-delà de Gisors, ce qui ramène la population de Liancourt à 603 habitants en 1872.

Une grande gare de marchandises est aménagée vers 1911-1912.
Au cour de la seconde guerre, la gare de Liancourt va faire l'objet de sabotages et d'attaques aériennes.

Il y avait à proximité de la gare, comme c'était le cas dans beaucoup de villages, un café de la gare.
Très intense au début du XXème siècle, l'activité de la gare Liancourt saint Pierre s'est considérablement réduite depuis quelques décennies.

Aujourd'hui, la gare de marchandises a totalement disparue envahie peu à peu par la végétation et la gare de voyageurs est fermée bien que le train marque toujours l'arrêt.

Dans sa séance du 28 décembre 1960, le conseil municipal décide la construction sur le parking de la gare, d'un abri à bicyclettes. Les travaux sont effectués par M. Normant, maréchal-ferrant à Liancourt-Saint-Pierre, pour la somme de 1200 francs.






arrivée d'un train - 1977

Simulation arrivée d'un train de nuit à Liancourt-Saint-Pierre

la gare

le café de la gare

gare de Liancourt-Saint-Pierre

la gare

la gare - arrivée d'un train

la gare - arrivée d'un train

la gare

avenue de la gare

hôtel de la gare tenu par E. Duval

nouvelle ligne - ensemble de la gare

ensemble de la gare de triage

la gare

avenue de la gare

gare de Liancourt - la petite vitesse

hôtel de la gare - Emile Duval

hôtel de la gare - Mortier/Lelong 



mise en ligne : 14 octobre 2007          mise à jour : jeudi 14 février 2019Webmaster : benjamin.velluet@gmail.com