Les carrières



Les carrières jadis exploitées à Liancourt-Saint-Pierre étaient au nombre de sept.
Elles étaient situées à la sortie nord du village en direction de Chaumont-en-Vexin, derrière la croix blanche.
L'entrée de ces carrières a aujourd'hui disparue, comblée par un dépôt d'ordure jusqu'à la fin des années 1960.

La première fut ouverte en 1790 par M. Languedoc ;  la deuxième, en 1794 par M. Petit ;  la troisième, vers 1833 par M. Mennessier ; la quatrième par M. Aubry ; la cinquième par M. Beauval ; la sixième, vers 1840, par M. Gougibus ; la septième, ouverte en 1858, est exploitée par M. Combasson.

M. Gougibus conduisait également depuis 1820, une autre exploitation au lieu-dit "la carrière aux ronces".

On trouve dans ces différentes carrières, ainsi qu'au hameau du Vivray, de nombreux spécimens de coquillages fossilisés.
De nombreux géologues et collectionneurs y sont d'ailleurs venus compléter leurs collections.
Le 25 juin 1876, Stanislas Meunier, naturaliste au Muséum d'histoire naturelle, venait faire une excursion géologique à Liancourt-Saint-Pierre.

Plus récemment, Raymond Pillon (1889-1977), passionné d'histoire, va réunir à partir des années 1930,  une impressionnante collection de fossiles qu'il récolte régulièrement dans les carrières de la région et notamment à Liancourt-Saint-Pierre.
A la fin de sa vie, il lègue sa collection à la ville de Chaumont-en-Vexin où elle est exposée au public.

Aujourd'hui encore, ces carrières continuent à faire parler d'elles, puisqu'il existe une autre galerie qui passe sous la rue du Général Ménard et sous certaines maisons.
A certains endroits, la route n'a que 1,50 mètres d'épaisseur et donne sur une galerie d'environ 4,50 mètres de hauteur sous plafond.
Dans sa séance du 22 septembre 1961, le conseil municipal décide de faire vérifier les caves de M. Lucien Legras suite à des infiltrations d'eau ; le conseil craint un affaissement de la chaussée. L'inspection est menée le 26 septembre 1961 par M. Breuze, ingénieur des T.P.E à Chaumont-en-Vexin.
Pour prévenir d'un éventuel éboulement, la municipalité a fait édifier à deux reprises, des murs de soutènement sous la route.
C'est pour cette raison que l'accès à cette rue est interdit aux engins de plus de 3,5 tonnes.


 


les vieilles carrières

vieille carrière

les vieilles carrières

les carrières

les anciennes carrières

les carrières

Excursion géologique de Stanislas Meunier à Liancourt-St-Pierre vers 1902

la carrière de la rue du général Ménard

la carrière de la rue du général Ménard

la carrière de la rue du général Ménard



mise en ligne : 14 octobre 2007          mise à jour : vendredi 9 novembre 2018Webmaster : benjamin.velluet@gmail.com